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<title>Mères-Célibataires</title>
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<subtitle>Blog se rapportant à tout ce qui concerne les problèmes rencontrés par des mères célibataires algériennes et leurs enfants</subtitle>
<updated>2010-12-27T22:19:18+01:00</updated>
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<title>Les tests ADN au secours des mères célibataires ?</title>
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<summary>  S’est-on un jour demandé pourquoi une fille de bonne famille instruite et...</summary>
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&lt;strong&gt;S’est-on un jour demandé pourquoi une fille de bonne famille instruite et ayant reçu une bonne éducation se retrouve mère célibataire ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les juges, les imams et les hommes intransigeants condamnent et vouent à la vindicte populaire et aux flammes de l’enfer toute femme ayant eu une relation hors mariage. Croient-ils que leurs propres filles sont immunisées et qu’elles ne risquent pas de tomber entre les griffes de beaux parleurs et d’être engrossées, elles aussi, avant le passage devant Monsieur le maire ? Dans un pays musulman, où l’avortement est proscrit, où le harcèlement sexuel au travail et ailleurs est le sport favori de la gent masculine, où les filles sont soumises aux chantages odieux de fiancés libidineux qui imposent cette fatidique sentence : «Ou tu cèdes ou je te quitte», c’est la mort dans l’âme et la peur au ventre que certaines malheureuses se soumettent au diktat de leurs bourreaux ; les unes pour garder une activité salariée vitale pour la famille, les autres pour ne pas perdre des amoureux mythomanes dont elles boivent les paroles comme du petit lait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ajoutez à cela le fait que la majorité de ces malchanceuses novices n’a jamais reçu d’éducation dans le domaine de la procréation, comment voulez-vous arrêter le fléau des mères célibataires et des abattoirs clandestins d’avortements ? Notre pays, toujours à la traîne, se voile la face et joue la politique de l’autruche. Il ne veut pas admettre que toutes les filles célibataires avec un ventre un peu rond qui se rendent en Tunisie n’y vont pas pour passer des vacances, mais pour ne pas devenir des mères célibataires et mettre un terme à des grossesses non souhaitées dans des conditions hygiéniques humaines. Moi-même, étant une de ces écervelées qui ont cru aux boniments de beaux parleurs, je n’ai jamais imaginé, dans mes cauchemars les plus effroyables, faire vivre à mes parents un tel déshonneur et une telle honte.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, je souhaite soulever un débat au sein de notre société en me confiant à travers les colonnes du journal El Watan pour que toutes les victimes d’hommes irresponsables sachent que nous pouvons agir ensemble pour faire connaître nos droits et cesser de nous terrer comme des bête traquées. Je m’appelle Kahina M. et mon histoire est la suivante :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;C’est le jour où j’ai voulu passer mon permis de conduire que je suis tombée dans les filets d’un personnage affable et charmeur, c’était mon moniteur de conduite (Z. S), un séducteur-né, qui doit avoir accroché plusieurs proies à son tableau de chasse. Il a vite fait de me mettre en confiance en me jouant la comédie de l’amoureux transi, ayant eu un coup de foudre en me voyant. Jeune innocente, du haut de mes dix-huit ans, j’ai fait la bêtise de croire à ses boniments. Il m’a fait toutes sortes de promesses et de compliments imaginables. Il m’avait promis qu’il allait voir mes parents pour me demander en mariage, que j’étais la femme de sa vie, qu’il n’imaginait pas pouvoir vivre sans moi, et beaucoup d’autres stupidités du même genre. Etant mon moniteur, il a profité de l’emprise qu’il avait sur moi pour arriver à ses fins.&lt;br /&gt;Calculateur et manipulateur, il ne cherchait, en fin de compte, qu’à assouvir ses bas instincts. Naïve que j’étais, j’ai fini, pour mon malheur, par succomber à ses avances, et ce qui devait arriver arriva ; je me suis retrouvée enceinte de lui avant notre passage à la mairie. Terrorisée et affolée, je l’ai supplié de régulariser notre situation et de respecter ses engagements avant que le scandale n’éclate. Mais lui, lâchement et sans aucun remords, voulait à tout prix nier l’évidence, il trouvait des subterfuges pour fuir ses responsabilités, puisque, dans sa tête, il n’a jamais été question d’union durable ni de mariage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissée seule et abandonnée, j’ai dû fuir de chez moi dès que mon ventre commençait à s’arrondir. J’ai eu peur d’un déchaînement de fureur d’un père autoritaire et intransigeant sur les questions d’honneur. Je passe sur toutes les ignominies et avilissements que j’ai eu à subir pendant cette fugue. Le 21 août 2006, comme orpheline n’ayant personne au monde, j’ai mis au monde un petit garçon, et à partir de cette date, la descente aux enfers a commencé pour moi. Là aussi, je ne vais pas trop m’étaler en racontant toutes les épreuves auxquelles j’ai dû faire face moi et mon petit enfant dans cette jungle qu’est la rue. Sachant que j’ai commis l’irréparable, j’ai accepté les insultes, les commérages, les méchancetés gratuites et toutes sortes d’affronts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis même prête à la lapidation si tel est le sort que je mérite, mais je me bats et me battrai comme une forcenée pour que mon fils ait le droit de porter le nom de son géniteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je précise qu’il n’est plus question de mariage avec ce monsieur qui semait et sème toujours sa semence au gré des vents. Je voulais juste qu’il ait le courage de reconnaître son fils, c’était tout ce que je demandais. J’avais cru qu’avec les progrès de la science, il est facile de le confondre avec un test ADN, il suffit d’un bout d’ongle, d’un peu de salive, ou même d’un simple cheveu pour prouver qu’il est bel et bien le papa de mon petit. Constatant qu’il voulait toujours nier l’évidence, j’ai entamé une procédure judiciaire auprès du tribunal de Béjaïa, (dossier n° 695065), afin de le contraindre à effectuer un test ADN et prouver qu’il est le père de mon enfant.&lt;br /&gt;Mais il a préféré prendre un avocat et dépenser beaucoup d’argent pour ne pas se soumette à cette irréfutable preuve de paternité. Et à deux reprises, ma demande de ce test m’a été refusée ; son avocat trouve à chaque fois des excuses et des astuces pour lui éviter de faire ce test, de peur qu’il soit indiscutablement confondu. J’ai transmis mon dossier à la Cour suprême d’Alger et j’attends toujours. Les affronts, les brimades et les souffrances qui ont parsemé mon triste parcours ont fini par forger mon caractère de battante. Je ne lâcherai pas prise avant que mon fils ne porte le nom de son père. Je lance un appel à toutes les femmes qui, comme moi, veulent se battre pour nous réunir à travers une association légale afin de faire valoir notre droit auprès d’une société autiste&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par M. Kahina&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour toute suggestion ou proposition, mon adresse mail est la suivante : kahina-061@hotmail.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;P. S.&lt;/strong&gt;: En soulevant un débat sur le parcours tragique des mères célibataires, dont j’en suis une, peut-être que notre société acceptera de nous rendre justice et que nos enfants soient reconnus par leurs pères irresponsables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Référence&lt;/strong&gt;: &lt;a href=&quot;http://www.elwatan.com/contributions/idees-debats/les-tests-adn-au-secours-des-meres-celibataires-23-11-2010-100050_240.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Journal El Watan &lt;/a&gt;
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<title>Mort suspecte et maltraitance des bébés nés sous X</title>
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<updated>2010-12-03T19:18:15+01:00</updated>
<published>2010-12-03T19:17:00+01:00</published>
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<summary>  Ils commencent leur vie à deux dans un berceau et attachés à une corde dès...</summary>
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&lt;strong&gt;Ils commencent leur vie à deux dans un berceau et attachés à une corde dès qu’ils commencent à marcher. Dans la maternité de l’hôpital de Djelfa, où El Watan Week-end est entré, il ne fait pas bon naître sous X. En Algérie, ces bébés, non reconnus pas leurs parents, seraient plusieurs milliers à naître chaque année d’après les estimations des associations de protection de l’enfance. Enquête sur ces enfants de la honte que même la société marginalise.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’appelle Amine Karim. J’existe depuis quelques heures à peine et déjà ma solitude me pèse tant… Il fait froid autour de moi, il fait triste. Je cherche en vain le sein de ma mère, ou à défaut une main. La salle de l’hôpital de Djelfa, où je me trouve, est pleine. Elle sent le renfermé, l’oubli, la mort. Je m’appelle Amine Karim, un nom passe partout que m’a attribué l’hôpital. Avant même de naître, j’étais prédestiné à l’errance. Je suis une tare. Je suis une honte. Le visage hideux de la société qu’il faut cacher… Je suis un enfant né sous X.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Algérie, nous serions ainsi 5000 à naître sans reconnaissance parentale chaque année, contre 849 000 naissances «normales». Un chiffre, d’après les associations de protection de l’enfance, largement sous-estimé. Mais finalement ce n’est peut-être pas le pire. A Djelfa, d’après un communiqué du bureau de la Ligue des droits de l’homme de Laghouat, douze enfants nés sous X seraient morts à l’hôpital depuis 2010, la plupart à la suite de déshydratations. Les dix-sept qui ont survécu, ou qui sont nés après, resteront dans cette salle d’hôpital jusqu’à leur placement dans une famille d’accueil. Pourtant, il existe bien un centre d’accueil prévu pour nous accueillir. Il est même fini depuis une année. Le décret exécutif de sa mise en place date d’octobre 2009. Il se trouve à quelques rues de l’hôpital. Mais «ils» préfèrent nous garder dans cette salle lugubre, aux vitres cachées par du papier et éclairée d’une lumière artificielle trop crue. Nous sommes dix-sept à ainsi commencer notre vie, entassés les uns sur les autres. Les cris des nouveaux-nés se mélangent aux sanglots des plus âgés. Parfois, les voix tonitruantes de nos nourrices, dégoûtées par ce travail, couvrent nos cris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Attaché à une corde&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hana, 7 jours, partage mon lit. Nous sommes installés tête-bêche : sa tête est orientée de l’autre côté du berceau, et ses pieds, devant mon visage. Les nourrices jugent «plus pratique» de nous installer tous dans cette position. Ici, personne n’a le luxe de dormir dans son propre berceau. Hana vient de vomir. Allongée sur le dos, elle n’a pas encore l’énergie de repousser le vomi qui lui bouche les narines et elle peine à reprendre son souffle. Dans la salle, trois nourrices «s’occupent» de nous. Aucune ne s’en rend compte. J’ai un autre colocataire, Mustapha. Il a 17 mois. C’est notre aîné. Il marche déjà mais il ne peut pas aller bien loin. Les nourrices, nos geôlières, veillent à ce qu’il ne franchisse pas la porte de cette maternité qui nous sert de cellule. Il est en liberté surveillée, donc aussi prisonnier que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mustapha se rebelle parfois, curieux de voir ce qui l’attend de l’autre côté de cette porte. Pour calmer toute velléité de découverte, nos gardiennes ont attaché son pied avec une corde blanche aux barreaux du lit. Parfois, il se démène, se révolte, hurle mais ne réussit qu’à se fatiguer et finit par s’endormir le cœur gros et l’âme en lambeaux. Sarah, elle, est attachée à la taille. Elle ne marche pas encore, mais arrive à se déplacer à quatre pattes et donc, à sortir de son lit. Pour l’instant, elle ne comprend pas et se contente de jouer avec la corde et de tourner dans son lit. Au risque de s’étrangler avec un jour. Nous n’avons jamais mis les pieds dans un jardin ni respiré l’air frais. La frontière s’arrête à la porte de la maternité. Pour nous tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Trouvés dans la rue&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salim, lui, est né hémiplégique. Il a 9 mois et vit par terre, sur une vieille couverture, au contact du sol bleu, froid et crasseux. Il a quitté, malgré lui, le berceau qu’il partageait avec un gars, plus robuste, plus débrouillard, qui lui volait son biberon, le privait de son repas et lui prenait toute la place. Salim ne pouvait pas se défendre. Faute de solution adéquate, les nourrices ont tranché. «Mettons-le par terre». Il reste là toute la journée, dans un silence inquiétant. Si ce n’était ses grands yeux constamment ouverts qui contemplent le plafond, je le croirais mort. A la tête de chaque lit, un petit papier collé avec du ruban adhésif indique le nom et le prénom qu’on nous a donnés, en réalité, ce sont deux prénoms. Plus facile à inventer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute façon, même les plus chanceux, qui trouveraient une famille d’accueil, ne porteront jamais un vrai nom. A côté, est inscrite la date de ce sale jour où nous sommes venus au monde, ou la date d’accueil, selon le cas. Car si certains sont nés à l’hôpital, d’autres ont été trouvés dans la rue. Comme Aniss, 10 mois, déposé au mois de février. On ne sait rien de lui. Juste que les gendarmes l’ont récupéré et que, depuis, il partage notre quotidien. Le mur qui sépare notre salle des chambres des malades est si fin que l’on entend leurs gémissements. Mais si nous pouvons entendre leurs souffrances, eux n’entendent pas les nôtres. Je m’appelle Amine Karim. Je ne sais pas si je survivrai à la prochaine grippe, à ma prochaine diarrhée, ou à ma peine mais ma mère ne s’en souciera jamais. L’Etat non plus. Je n’existe même pas dans les sondages. Pourtant, je m’appelle Amine Karim. Et je suis bien algérien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Nina Sellés, &lt;br /&gt;Source: &lt;a href=&quot;http://www.elwatan.com/weekend/contrechamps/mort-suspecte-et-maltraitance-des-bebes-nes-sous-x-03-12-2010-101401_184.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;El Watan Week-End&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
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<title>Ces enfants nécessitent plus de soins que les enfants des familles socialement reconnues</title>
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<updated>2010-12-03T18:59:35+01:00</updated>
<published>2010-12-03T18:18:00+01:00</published>
<category term="Société" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>   Nassera Merah. Sociologue, militante féministe      -Pourquoi il...</summary>
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&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Nassera Merah. Sociologue, militante féministe&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Pourquoi il n’existe aucun cadre juridique pour protéger les enfants nés sous X ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le code de la famille ainsi que les pratiques définissent la base de la société, la famille. La seule famille reconnue est composée d’éléments liés par les liens du mariage, aucun autre type de famille n’est prévu par la  loi. A quel genre de statut, de surcroît, juridique, oseraient prétendre des êtres nés en dehors de toute organisation sociale, instituée ? Nés hors mariage, dans un pays où les relations sexuelles ne sont acceptées, hypocritement, bien sûr, qu’entre époux. Ces enfants sont nés d’une relation interdite par la société et la religion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Pourquoi les enfants sont-ils stigmatisés, marginalisés dans la société ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ils sont d’abord occultés. Ce sont des non-êtres. Ils n’existent en aucun schéma social reconnu. Lorsque la société est confrontée à sa réalité, elle punit les victimes qu’elle a engendrées. Qui est responsable des relations refusées par elle ? Evidemment pas le géniteur, c’est-à-dire l’homme qui a eu des relations hors mariage. Lui, il ne sait presque jamais que la relation qu’il a eue avec une femme - ou imposée à une femme - a engendré un être vivant. La mère ? Celle qui abandonne son enfant, même culpabilisée, torturée, moralement et psychologiquement, peut se reconstruire, se faire une vie, apparemment «normale».&lt;br /&gt;Le seul élément de cette relation qui se retrouve prisonnier de cette situation sera cet enfant conséquence. Cet être est le rappel permanent de l’hypocrisie sociale, il paie pour le non-respect des normes sociales. Qui paiera pour les fautes commises ? Ni le géniteur, inconnu, ni la mère, même identifiée mais cachée. L’enfant porte la responsabilité de ceux qui ont fauté mais sont absents. Pour une fois, ce sont les présents qui ont tort et les absents se protègent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Que deviendront ces enfants «assistés» non adoptés plus tard ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L’Etat s’en occupe jusqu’à l’âge de 18 ans, plus tard, qui sait ce qu’ils deviennent, jetés dans un monde inconnu qui ne les connaît pas, rejetés par ceux qui les identifient comme enfants illégitimes. Qui accepte de prendre en charge des enfants qui portent les stigmates de la pseudo débauche de ses parents ? Certains s’en sortent, s’ils ont réussi des études, ou ont acquis un métier, ils s’intègrent dans la société comme ils peuvent. Mais le tour n’est pas joué, car lors du mariage, qui accepte d’épouser un homme, ou pire, une femme non conforme aux normes sociales ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Notre reportage à Djelfa montre combien, déjà bébés, ces enfants sont complètement délaissés…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Mais posons-nous la question : quels adultes engendrent une société qui rejette des nouveau- nés ? Combien sommes-nous à nous intéresser aux conditions de vie et de traitement de ces pauvres créatures, innocentes et complètement démunies ? Ces enfants sont souvent entassés, à peine nourris, sans les soins élémentaires exigés. Lorsqu’on développe toutes ces théories sur les conditions psychologiques de la mère, afin de préparer un enfant équilibré dès sa conception dans l’utérus, imaginons les conséquences de leur situation, eux, qui sont non seulement privés de tout mais, en plus, stigmatisés, marginalisés et rejetés. Plus pervers : cela expliquera plus tard, leur rejet, à leur tour, de la société et de ses normes.  S’ils sont marginaux, délinquants aux yeux de la société, leurs comportements s’expliqueront donc…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Les séquelles psychologiques resteront-elles ancrées chez l’enfant ? Si c’est le cas,  pensez-vous qu’il faudrait un suivi psychologique ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les séquelles psychologiques de l’enfant resteront ancrées dans l’adulte qu’il deviendra plus tard. Le suivi psychologique est indispensable, mais jamais suffisant. Seule une prise en charge réelle de ces enfants, par la société, est à même de résoudre ces problèmes. Que font les prêcheurs, les religieux, les donneurs de leçons et les bien-pensants pour le sujet ? Suffit-il de condamner afin de masquer leurs propres écarts de conduite ? Combien sont-ils ceux à être capables de jurer qu’ils n’ont pas laissé des «traces» dans un corps de femme ? Ces traces ne sont que ces petits enfants rejetés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Quelles mesures préconisez-vous pour mettre terme aux mauvais traitements et négligences de ce genre ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les responsables doivent être eux-mêmes dénués de préjugés vis-à-vis de ces enfants afin d’exiger du personnel un bon traitement de ces être innocents. Mettre en place des structures avec les meilleures conditions d’accueil et de prise en charge. Ces enfants nécessitent plus de soins que les enfants des familles socialement reconnues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Source: &lt;a href=&quot;http://www.elwatan.com/weekend/contrechamps/ces-enfants-necessitent-plus-de-soins-que-les-enfants-des-familles-socialement-reconnues-03-12-2010-101403_184.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;El watan, Week-End&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;
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<title>Les enfants nés sous X n’ont aucun statut</title>
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<updated>2010-12-03T19:07:06+01:00</updated>
<published>2010-12-03T17:52:00+01:00</published>
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<summary>   Mounia Meslem, Avocate, membre du Conseil national de la femme et la...</summary>
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&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Mounia Meslem, Avocate, membre du Conseil national de la femme et la famille, secrétaire générale de l’association Rachda&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Existe-t-il des textes de loi protégeant les enfants nés sous X ? Ont-ils un statut ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'Etat algérien préserve ces enfants. Des institutions sont prévues pour les accueillir. L’Etat  doit les nourrir et les protéger jusqu’à leurs 18 ans, il en est responsable surtout lorsqu’ils ne sont pas placés dans des familles d’accueil. Le droit pénal prévoit des sanctions pour maltraitance. Mais ce n’est pas suffisant. Les enfants nés sous X n’ont aucun statut. En Algérie, il manque une loi qui protège les enfants en général, et les enfants nés sous X en particulier. Ces derniers sont, en réalité, placés dans des pouponnières jusqu’à l’âge de 12 ans, puis ils sont transférés vers d’autres centres. Mais à 18 ans, ils se retrouvent livrés à eux-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Que deviennent ces enfants à leur majorité ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’ils ne sont pas placés dans une famille d’accueil, ces enfants, le jour de leurs 18 ans, sont mis à la porte. Ils doivent affronter la rue du jour au lendemain. Souvent, ces filles et garçons tombent dans la prostitution et la délinquance. Aucune mesure n’est prévue pour les accompagner ou les intégrer dans la société. Sans nom ni famille, ils se retrouvent dans la rue.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;-L’enfant né sous X a-t-il le droit de connaître un jour l’identité de sa mère biologique ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Non, il n’a pas ce droit. Un enfant né sous X ne connaîtra jamais l’identité de sa mère biologique.&lt;br /&gt;-La loi sur les tests ADN pour faire reconnaître la paternité encouragera-t-elle les mères à garder leurs enfants ?&lt;br /&gt;Oui, je pense que cette loi est une grande avancée pour les mères célibataires. Ce projet peut aider aujourd’hui à donner le nom du père à l’enfant, ce qui encourage les mamans à garder leurs enfants. Et surtout, cela préservera la vie future de l’enfant. Même si le père peut toujours rejeter la paternité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Que prévoit la loi lors de la maltraitance des enfants ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La loi est très sévère à ce sujet. Les sanctions peuvent aller de cinq ans à la perpétuité lorsqu’il y a dommages irréversibles. Cependant, il manque une loi pour permettre à toute personne de dénoncer des maltraitances. Même si cette personne est un simple passant ou un témoin.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;-Douze enfants sont morts à l’hôpital de Djelfa depuis janvier 2010, dont neuf à la suite d’une déshydratation. Les responsables parlent de négligence. Qu’en pensez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;C’est scandaleux. Le médecin, en constatant une négligence, est obligé de faire un rapport. Et puis, douze morts en moins d’une année, cela doit faire l’objet d’une enquête. Les sanctions doivent être sévères. Car ces enfants n’ont personne pour les protéger ou dénoncer leur situation. Ils sont sous la protection de l’Etat. Et ses représentants, tels que le directeur de l’action sociale, doivent assumer leurs responsabilités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Source:&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.elwatan.com/weekend/contrechamps/les-enfants-nes-sous-x-n-ont-aucun-statut-03-12-2010-101402_184.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;El watan, Week-End&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;
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